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 Everybody in the whole cell block was dancin to the jailhouse rock ♬ Jo' DeLoria {FINISHED}

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MessageSujet: Everybody in the whole cell block was dancin to the jailhouse rock ♬ Jo' DeLoria {FINISHED}   Sam 20 Juil - 20:46

Josemarìa E. DeLoriasujet
vos papiers s'il vous plait !




Ancienne identité : Javier Vizcaino
Prénom et nom choisis : Josemarìa Elvis DeLoria
Âge : 23 ans
Date et Lieu de Naissance : 20 février, à Buenos Aires
Nationalité : Argentin
Statut : Disponible 24/24 7/7 Célibataire
Orientation sexuelle : Bisexuel
Avatar : Produit de la maison, m'sieur dame.

Live fast, live free.


et derrière l'écran ?



Pseudo : Pistache Âge : 16 ans ici Disponibilité RP : Plus ou moins tous les jours. Comment as-tu découvert le forum ? Mademoiselle Lamberti m'a montré le coin~ Un petit mot ? Écrire ici




description psychologique

irresponsable + baratineur + désinvolte + passionné + combatif

Jo’ est tellement bruyant et envahissant que même à distance, on peut se faire une première impression.  Mais il se démarque tout de même des autres petites frappes ; et une fois de plus, même de loin, on ne peut le rater. Il suffit de poser le regard sur sa personne pour se rendre compte que monsieur est légèrement en décalage avec notre époque. Il est le portrait craché d’un de ses nombreux bad boys qui ont ébranlé les Fifties, ou du moins il essaye de se la jouer voyou pour coller un maximum à cette image. Il va jusqu’au bout de son délire, dans les moindres détails, sans jamais se laisser marcher sur les pieds. Les gens appellent ça être borné : il préfère le terme passionné. Après tout, il ne fait de mal à personne en vivant sa passion, non ? Du moins, à partir du moment où il ne crée pas d’émeutes ou de bagarres générales avec ses conneries. Un vrai aimant à ennui, ce gosse. Le pire dans tout cela est bien que le jeune homme n’essaye même pas de les éviter; il préfère les affronter face-à-face, non sans y prendre un certain plaisir. Courageux ? Non, juste inconscient et belliqueux. Il se pense au-dessus de la mort. A vrai dire, il ne réfléchit pas aux conséquences avant de faire une connerie ; rien de mieux que l’improvisation pour se sortir des situations les plus désespérées ! Aussi irréfléchi que cela paraisse, le greaser a toujours réussit à se sortir plus ou moins bien de l’embarras, même si à force de jouer avec le danger, il finira par manger les pissenlits par la racine.
Son triste dessein n’a malheureusement que renforcé cette nonchalance face à la mort. Pour être franc, cette différence à la con l’embête plus qu’autre chose. Ouais, quand on a une anomalie génétique on ne devient pas superman et on entre encore moins à l’académie Charles-Xavier. Une sérieuse déception pour le jeune homme, en plus d’avoir été envoyé sur l’île sans qu’on lui demande son avis. Aider potentiellement l’humanité ? Et puis quoi, encore ? L’humanité a une chance de vivre une longue vie, lui pas : à ses yeux, il ne lui doit donc rien. Ce mode de pensée explique sa nonchalance vis-à-vis de tout ce qui touche au projet. Josemarìa ne manquait déjà pas de désinvolture avant qu’on lui annonce la nouvelle, mais à présent, c’est presque devenu invivable. Un vrai tire-au-flanc, un fauteur de trouble qui doit sans cesse se faire recadrer et qui n’aide pas les choses à avancer. Il faudra bien qu’il se fasse à l’idée que se rebeller contre le destin ne le fera pas changer d’un iota.
Mais cet esprit de révolte se manifeste uniquement face à l’autorité. A vrai dire, Jo’ est plutôt sympathique avec ses compagnons d’infortunes. Toujours d’aussi mauvaise fois et imbu de sa personne, mais pas du genre à brimer les autres. Il apprécie d’être entouré, notamment parce que ça lui permet de raconter des anecdotes pas réellement véridique sur sa petite personne et donc de se faire aduler. Quitte à ne jamais pouvoir vivre une longue vie pleine de rebondissements, le jeune homme s’en invente une passée. Une sale manie qui ne s’arrête pas toujours au simple baratinage. Autant réfléchir à deux fois avant de croire quelque chose sortant de la bouche de Jo’. Les promesses en l’air, il en a fait et il en fera toujours. On ne peut simplement ni compter sur lui, ni lui faire confiance.
Malgré sa tonne de défaut, dans le fond, Jo’ n’est pas un si mauvais garçon que ce qu’il veut faire croire. Il fait le beau auprès des demoiselles et frime devant ses homologues masculins, mais tout au fond, il ne fait pas vraiment le fier. Un peu complexé, un peu coupable, surtout esseulé. Il garde ses vrais soucis bien cachés. On peut brièvement les apercevoir dans ses rares moments de quiétude ; lorsqu’il prend cet air boudeur pique une crise à la moindre intrusion à sa réflexion. C’est dur de se dire qu’un gars comme lui puisse se sentir mal, et pourtant ! Josemarìa reste un être humain pas si différent de ses confrères.


description physique

Beau de loin mais loin d’être beau, ça c’est un diction qui lui colle bien. Dans l’ensemble, Josemarìa n’est pas trop  mal, pour peu que l’on supporte ses cheveux englués de cire à coiffer et sa coupe hautement ringarde. Faut dire qu’il est loin d’être un coiffeur et que sous cette tonne de produit collant, ses mèches bouclées ne rendent pas la maîtrise du célèbre pompadour simple et préfère se rebeller dans tous les snes. Après, si l’on passe outre cela, monsieur s’en sort plutôt bien. Loin du beau surfeur californien, mais pas mauvais dans le style bel argentin. Son nez un peu proéminent en a vu de toutes les couleurs, mais ses yeux bleu charron suffisent à tenir le regard loin de ce petit défaut. Enfin, si encore cela était la seule fausse note sur son visage.

Faut l’avouer : on ne peut pas dire que Jo’ est réellement beau. Ce serait mentir, ou être carrément aveugle. Ho, il est bien né plutôt joli garçon, mais plus personne ne se souvient de cette époque. Non, ce qu’on retient de lui, c’est ces multitudes de cicatrices lézardant sa peau, et d’autant plus la brûlure s’étalant sur de sa joue à sa gorge. Le genre de chose qui attire les questions, ce à quoi il répondra toujours par un autre mensonge. Des marques qui sentent le mystère et surtout l’histoire douteuse. Au fond, peut-être que ça lui ajoute un petit quelque chose, ces pseudo blessures de guerre. Ça va bien avec l’air qui se dégage du personnage, ça donne une allure imposante, v’oyez le genre ? Il faut bien qu’il trouve de bons côtés à ces saloperies, parce que pour lever des demoiselles, c’est carrément galère. Un peu comme Harvey Dent après son accident.
Parce qu’au fond, sans cette gueule d’amour –et une attitude insupportable, mais ceci est une autre histoire-, monsieur s’en sortirait pas mal pour impressionner les minettes. Entre son bon mètre quatre-vingt et son physique soigné, Jo’ est encore loin de ressembler à Elvis Presley dans ses dernières années de sa vie. Comme quoi les sandwiches beurre-de-cacahuète-banane-bacon –ou sandwiche Elvis, comme si on ne s’y attendait pas- peuvent rimer avec corps élancé. En réalité, se bagarrer doit être sacrément bénéfique, car il est impossible d’expliquer où va toute la nourriture saturée en graisse dans son corps. Dans ses  cheveux, sans doute.  
De toute manière, sous son blouson en cuir, difficile de se faire une réelle idée sur son physique, malgré ses t-shirts plus ou moins moulant. Enfin, on ne va pas refaire un cour de mode sur l’habillement d’un bon Greaser, non ? Levi’s, manche roulée, cuir noir, Jacquette en jeans, rangers, botte de cowboy, converse et un peigne escamotable. Oui, parce que Josemarìa passe encore plus de temps que les filles à se recoiffer, autant le faire avec classe. On a beau le trouver has-been, il est indéniable qu’une certaine classe se dégage de cet accoutrement. Le tout avec une clope au bec ‘because cool kids smoke’, et vous avez un portrait de l’intéressé.




Dernière édition par Josemarìa E. DeLoria le Mer 24 Juil - 16:32, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Everybody in the whole cell block was dancin to the jailhouse rock ♬ Jo' DeLoria {FINISHED}   Sam 20 Juil - 20:47

racontez-moi donc votre histoire

Crac.
La surface plane devant ses yeux venait de se fendre au contacte de son visage. Il ne s’en rendit réellement compte que lorsque sa tête fut tirée en arrière, avant  de se faire à nouveau projeter contre le miroir fraichement brisé. Ça piquait, et doucement ça commençait à brûler. La poigne puissante enserrant sa nuque le fit à nouveau reculer ; il aperçut son reflet, fragmenté en plusieurs parcelles brillantes. Il manquait même certaines pièces du puzzle, de petits éclats à présent enfoncés dans sa peau. Une fraction de seconde après, d’autre éclat venait rejoindre leurs confrères. Le miroir était à présent moucheté de taches cramoisies. Des gouttelettes écarlates roulaient le long de ses joues pour s’écraser sur la porcelaine crasseuse du lavabo. La pression sur sa nuque s’était enfin volatilisée, ainsi que ses tortionnaires qui poussaient déjà la porte du toilette publique. Javier cracha dans le siphon ; une petite chose dure tinta dans la cuvette, manquant de près d’être précipitée dans le trou. Du bout des doigts, le garçon attrapa la chose pour l’observer.

Une putain de dent de lait.

Il poussa la poignée. La porte était verrouillée. Une fois de plus sa mère devait avoir oublié que son gamin était dehors. Quel genre de génitrice oublie que son gosse va à l’école un lundi ? Son poing frappa la porte en bois. Au bout du cinquième coup, il se mit à hurler. Pas de réponse. Gros mot, gros mot, gros mot. Un vocabulaire bien sale pour un garçon de son âge. M’enfin, ce n’était pas comme si les voisins allaient lui faire une remarque ; personne dans l’HML n’utilisait un langage fleurit.
Plan B : Javier emprunta l’escalier de secours, non sans manquer de s’écraser trois étages plus bas. Il savait bien que la fenêtre n’était jamais fermée, et ses basquettes trop larges se retrouvèrent bien vite sur le comptoir de la cuisine. L’enfant attrapa au passage un paquet de crackers bon marché et trottina jusqu’au salon. Là, le canapé s’étendait de toute sa largeur, tout comme la personne vautrée dedans. Elle ne bougeait pas d’un pouce, comme d’habitude. Un rapide coup d’œil à l’horloge numérique du lecteur VHS : à peine cinq heures et demie. Il soupira en s’approchant du corps inerte et se pencha pour attraper la bouteille vide qui se détacha sans peine des doigts de sa mère, avant de se diriger vers sa chambre. Sur tout le chemin qui séparait le canapé de son lit, le noiraud se mit une fois de plus à trouver des excuses à sa mère. Seule avec un marmot à à peine dix-sept ans, sans père sur lequel s’appuyer ; ces circonstances pardonnaient sans doute son irresponsabilité. Frrrsh, la vieille moquette brossait ses semelles, seul contacte le retenant de sombrer totalement dans sa réflexion. Oui, cela pardonnait sans doute qu’elle ne vienne jamais le chercher à l’école, qu’elle aille jusqu’à oublier de l’appeler pour manger les jours où elle daignait de préparer quelque chose, qu’elle sorte des week-end entier pour finalement se laisser décuver sur son lit, qu’elle le foute carrément dehors lorsqu’un de ses amis venait à la maison.
Qu’elle soit alcoolisée à cinq heures et demie de l’après-midi.

Poc. La bouteille frappa doucement le sol. L’absence de moquette sous ses pieds annonçait son arrivée dans son repère. Assit en tailleur sur le sol nu, il alluma le petit post de télévision –celui que sa mère avait dégagé du salon pour le remplacer par un écran plus grand- et resta ainsi jusqu’à l’heure du repas, se gavant de ce qui passait, zappant uniquement lorsque l’annonce documentaire chiant au possible résonnait dans la pièce étroite. Parfois, ce qu’il voyait à travers la boîte le fascinait ; d’autres fois, les images le terrorisaient, alimentant ses cauchemars pour une autre semaine. Le pire restait le journal télévisé : ces images crues qui, à l’instar d’un film particulièrement violent, reflétait la réalité.

Mais la faim finissait par faire disparaître ces visions effrayantes. Alors celles-ci allaient se cacher au fond de sa mémoire, attendant la nuit noire pour ressurgir. Pour l’instant, la lumière blanche du réfrigérateur les gardait à distance, ainsi qu’un emballage de jambon entamé et un pot de confiture de framboise. Si sa mère aurait été debout et lucide, sans doute lui aurait elle préparé un sandwich. C’était déjà arrivé à quelques occasions : en général après qu’un événement bien heureux soit arrivé à la demoiselle. Elle étalait alors la couche la plus généreuse de beurre de cacahuète qu’un enfant pouvait espérer, faisait de même pour la confiture et lui disait de ne pas mettre du jambon dedans car c’était dégoûtant. Elle ajoutait aussi que la seule exception où l’on pouvait mélanger du cochon avec du sucré était pour un bon vieux sandwich Elvis, et au final ils descendaient la rue ensemble pour acheter de quoi en faire deux. Mais là, personne ne pouvait lui dire de ne pas mélanger confiotte et porc ou l’accompagner au minimart.
Pof. Le pain de mie se posa moelleusement sur la table basse du salon. Javier, lui, continua son chemin avec son sandwich douteux et revint se poser devant sa petite télévision. Lorsqu’il mâchait ses joues lui faisaient un mal de chien, et chaque rappel de douleur faisait à nouveau défiler les images dans sa tête. Son reflet. Les grands. Le miroir. Sa dent de lait. Les petits éclats sanglants balancés dans le lavabo un à un. La réalité. Sa réalité.

Le soir même, la porte de sa chambre grinça. L’enfant ne la fermait jamais, se contentant de la pousser pour ne pas être gêné par la faible lumière du salon. Le faisceau jaune traversant la pièce s’élargit avec le grincement et découvrit une silhouette. Il fit mine de dormir profondément alors que l’ombre s’avançait vers son lit. Ses muscles se crispèrent lorsque le matelas fut comprimé par une autre masse que la sienne. Ça lui faisait toujours froid dans le dos lorsqu’elle faisait ça. Lorsqu’elle brisait la glace autrement que par des cris hystériques. Ses bras enlacèrent son petit corps recroquevillé et le serra doucement. Son front reposait contre son omoplate. Puis, doucement, elle s’agitait de petites convulsions, puis se mettait à renifler bruyamment. Maman -si ce titre pouvait lui revenir- venait souvent se blottir ainsi contre lui pour pleurer. Et comme son fils n’était pas rancunier, il la consolait silencieusement en la laissant sangloter. Sans rien dire, sans faire de remarque. Serrant à peine ses doigts agrippés à lui. Cela pouvait durer jusqu’à une heure entière, après quoi elle finissait par s’endormir ou s’en aller, la plupart du temps en caressant son front le temps d’essuyer les dernières larmes roulant sur ses joues. Des moments bien plus perturbant que ses soudaines saute d’humeur ou que sa négligence.

Cela continuait et se répétait inlassablement. De temps à autre, cette routine interminable était brisée par un vieux film partagé ensemble. Elle prenait soudainement une vieille cassette retrouvée par hasard à la suite d’une fête ou d’un week-end chez des amis, et le bruit caractéristique du lecteur avalant la vidéo le faisait détaler dans le salon. Sa mère se couchait sur le canapé, face à l’écran, alors que son marmot s’asseyait sur le sol devant, sans doute trop proche de l’écran. Jusqu’à ses vingt-deux ans, Javier avait eu le temps d’en voir des vieux films. Bruce Lee, Grace Kelly, Clint Eastwood, James Dean, Tony Curtis et Elvis Presley n’avait plus de secret pour lui. Sa passion pour les Fifties était née à force de voir défiler ces vieux films sur l’écran. Avec le temps, il dût même se décaler car ses épaules ne permettaient plus à sa mère de regarder le film. L’un des rares moments où elle pouvait constater à quel point il avait grandi. Et pourtant Javier restait éternellement un gamin émerveillé devant les œuvres de ces années particulières malgré tous les ennuis qui s’accumulaient au fil du temps. Depuis son premier accrochage dans les toilettes publiques, les problèmes continuaient de lui tomber dessus, quand il ne venait pas lui-même les chercher en provoquant les mauvaises personnes. Ces mésaventures se lisaient sur son visage comme un livre d’images. Parfois, sa mère le fixait intensément, comme si elle cherchait à recoller les morceaux derrière son regard vitreux. Mais elle finissait toujours par abandonner et rouler sur le côté pour se rendormir, préférant juste ignorer. Les choses n’avaient pas changé d’un iota ; madame ne venait jamais le chercher au commissariat, sans quoi son gamin s’était arrangé avec un ami qui se faisait régulièrement passer pour son père. Son casier judiciaire prenait de plus en plus de poids avec les années : vandalisme, trouble de l’ordre public, des ‘petites’ infractions qui, à force de se répéter, commençaient à le mettre sérieusement dans le collimateur de la police. Mais il y avait pire que d’être connu par tous les flics du quartier. Des ennemis accumulés au fil des conneries, une quasi armée prête à le rétamer; un énorme point faible facilement exploitable.

Une demoiselle était entrée dans sa vie, présentée par l’ami d’un ami, intéressée à rencontrer celui qui faisait tellement de bruit. Ah, toutes les flatteries se faufilant entre ses lèvres glossées aidèrent bien à faire tomber le noiraud dans ses bras. Javier était connu uniquement pour sa faculté à survivre malgré les emmerdes et à les magnétiser sur lui. Un bras cassé qui finirait bien par rendre l’âme, loin du grand voyou que la jeune femme dépeignait. Tout cela restait bien innocent : la flatterie faisait partie des nombreuses façons d’obtenir l’attention les personnes désirées, même lui l’utilisait régulièrement. La compagnie de Caryl –car cette délicieuse créature possédait un nom- se faisait de plus en plus agréable au fil des semaines. Néanmoins, cela n’empêcha pas monsieur d’aller papillonner vers d’autres fleurs, et une fille aussi attentionnée surveillait de près ses conquêtes ; de bien assez prêt pour avoir rapidement vent de la trahison de son petit ami.
Les gueules d’anges cachaient toujours des êtres à l’imagination torturée dans le quartier. Toutes des furies, ces prétendues gentilles filles. Des sortes de publicité mensongère qui arrivaient toujours à entuber de nouvelles personnes malgré la piètre qualité de leur produit. Caryl ressemblait à une jolie affiche avec une police décorée d’arabesque et un fond pastel adorable et vendait un produit réellement frelaté. Du moins, celui-ci se moisissait si on décidait de se tourner vers une autre marque. Un marketing ingénieux. Aussi ingénieux que la demoiselle, à vrai dire : le consommateur était tellement idiot qu’il fut extrêmement facile de mettre en route sa vengeance :

Elle lui avait donné rendez-vous derrière le prêteur sur gage. Ce pawnshop tenu par le stéréotype vivant du Mexicain, sauf que le pauvre n’avait pas une goutte de sang de là-bas. La jeune femme s’appuya contre le store recouvrant l’échoppe. Le soleil commençait à disparaître derrière les immeubles et pourtant Buenos Aires continuait de gronder. Ses doigts se resserrèrent autour de la poignée en plastique du bidon qu’elle trimbalait. Elle se savait bien en avance, et pourtant il prenait une éternité à arriver. Comme d’habitude, pas foutu d’arriver à l’heure…
Il apparut finalement au coin de la rue, faisant de grands signes en apercevant sa copine. Cette dernière ne lui rendit pas son salut, ni même son sourire ou son étreinte. En réalité, cette attitude casuelle faisait bouillir son sang au point de rougir visiblement son visage. S’il n’avait pas fait comme s’il ne s’était rien passé et s’était excusé, elle aurait pu lui pardonner, essayer de repartir à zéro ou tout arrêter sur de bons termes. Mais son hypocrisie continuait de renforcer cette envie irrésistible de vengeance.

« C’est quoi, ça ? » Le jeune homme pointa innocemment le bidon blanc. Caryl baissa le regard vers celui-ci, fit tourner les bouchons entre ses doigts et  le lança sur le sol. Toujours pas de réponse. Monsieur continuait à sourire. A sourire comme lors de leur première rencontre. Comme s’il n’avait rien à se reprocher. Alors se fut le déclique : d’un geste brusque, elle l’aspergea du contenu non identifié. La réaction fut immédiate : Javier gisait déjà sur le sol en hurlant. Elle vint s’asseoir sur son torse, ses genoux appuyés contre ses épaules pour l’empêche de gesticuler davantage. « C’est quoi ?! » Sa voix se brisa au fond de sa petite gorge. Le bidon fut levé de façon à ce que le jeune homme puisse lire l’étiquette décolorée, les lettres formant le nom du produit soulignées par l’ongle vernis de la demoiselle. « Eau de javel, concentrée à 9,6 pourcent. Voilà c’que c’est ! » articula-t-elle avant de lancer le bidon loin d’eux. « T’es vraiment qu’une ordure. Une vraie saloperie … » Ses mains frêles empoignèrent durement le col de son T-shirt et soulevèrent son torse du sol, avant de le frapper contre celui-ci, et ainsi de suite tout en lui crachant son fiel à la figure. Et, à force, sa voix se mit à chevroter, avant de se briser en sanglot, ses larmes tombant sur la peau corrodée de son ex. Oui, parce que c’était officiellement finit entre eux, le grand final, bam, faites rouler les crédits et évacuer le cinéma. Le drame touchait à sa fin, la jeune fille se recroquevillant au-dessus de Javier, la tête posée contre son épaule, étouffant ses pleurs. Même lui s’était calmé, cela malgré la douleur mordant sa joue, incapable d’ajouter quoi que ce soit. Elle se releva enfin, s’essuyant le visage du revers de la main. Essuyant les dernières larmes. Caryl s’éloignait doucement, les bras enroulés autour de sa taille délicate. Mais le jeune homme se rendit compte que pour lui, ce n’était pas encore terminé : des visages familiers remplacèrent rapidement la présence de la demoiselle. Le genre de connaissance qu’il essayait justement d’éviter. Le genre qui rendait volontiers service à une jeune fille si cela impliquait d’inculquer une leçon à Javier Vizcaino, surtout à grand coup de démonte-pneu.


Il appuya sur la poignée : la porte ne bougea pas. Il ne chercha même pas à appeler sa mère de l’autre côté de la paroi et fit directement le tour pour prendre l’escalier de secours. Passer par la fenêtre ne parut jamais aussi pénible. Ses rangers frappèrent lourdement le comptoir de la cuisine, puis le carrelage bicolore. Le jeune homme empoigna une bière dans le réfrigérateur et se traîna péniblement jusqu’au salon, claudiquant légèrement. Il fut étonné de ne pas voir sa mère étalée sur le canapé. Non, elle était assise dessus, un papier en main, en train de lire. C’était aussi une première, ça. En plus, cela ne semblait pas être la première fois qu’elle relisait la lettre, ses yeux remontant sans cesse en haut de la page pour redescendre tout en bas en moins de deux. Javier s’approcha, pris une gorgée du breuvage malté et s’installa sur l’accoudoir. De là, il put enfin apercevoir le chèque : ses yeux s’écarquillèrent, prenant exactement la même expression que ceux de sa mère. Il bafouilla quelque chose d’incompréhensible ; l’état de sa mâchoire couplé à la stupéfaction ne lui permettait pas une élocution plus précise. Une goutte vermillon roula le long de son menton et s’écrasa sur le papier qui aspirait déjà le liquide sombre. Sa mère remarqua enfin sa présence, rencontrant son visage tout aussi abasourdi, quoi qu’en bien plus mauvais état. Mais cela n’importait pas. Ça n’importait plus. Pas avec ce la lettre entre ses mains.

« C’est quoi, ma’ ? » Elle pouvait sentir l’inquiétude dans la voix de son fils.



Dernière édition par Josemarìa E. DeLoria le Mer 24 Juil - 16:30, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Everybody in the whole cell block was dancin to the jailhouse rock ♬ Jo' DeLoria {FINISHED}   Sam 20 Juil - 20:59

ommmmg bienvenue encore ♥

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MessageSujet: Re: Everybody in the whole cell block was dancin to the jailhouse rock ♬ Jo' DeLoria {FINISHED}   Mer 24 Juil - 16:31

Fiche terminée ~ (et je suis même pas désolée pour mon pavé 8DDD //train//)

Ha, avant que j'oublie, me semble que j'avais le privilège de choisir mon groupe avec l'histoire des codes: si c'est le cas et que j'ai pas compris de travers, j'aimerais être en Alpha \O/
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MessageSujet: Re: Everybody in the whole cell block was dancin to the jailhouse rock ♬ Jo' DeLoria {FINISHED}   Mer 24 Juil - 18:16

Superbe, absolument superbe ! Tu es évidemment validée, très très belle fiche !
Et pas de problème, pour l'Alpha.

Tu seras un sujet Alpha
ancien dossier identitaire classé.


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MessageSujet: Re: Everybody in the whole cell block was dancin to the jailhouse rock ♬ Jo' DeLoria {FINISHED}   

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Everybody in the whole cell block was dancin to the jailhouse rock ♬ Jo' DeLoria {FINISHED}

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